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Sommet nordique-africain des affaires : Épiphane Zoro Bi Ballo plaide pour une gouvernance qui renforce la confiance des investisseurs

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Oslo, le 8 octobre 2026 — Le Président de la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance (HABG) et chef de la délégation ivoirienne, M. Épiphane Zoro Bi Ballo, a présenté l’intégrité et la transparence comme des leviers de sécurisation des investissements et de développement économique, lors d’un panel organisé le jeudi 8 octobre dans le cadre du Sommet nordique-africain des affaires 2026, à Oslo.

Il est intervenu dans la table ronde « Investing with Confidence – Gouvernance et risques sur les marchés africains », réunissant des représentants de Control Risks, de l’Association africaine pour le développement des infrastructures (AfiDA), de TIA Capital et de Norwegian Church Aid. Les échanges ont porté sur les moyens de rendre les réformes de gouvernance visibles et crédibles auprès des acteurs qui évaluent les risques et prennent les décisions d’investissement.

« La bonne gouvernance n’est pas un concept théorique, c’est le fondement de la rentabilité et de la durabilité économique », a souligné le Président de la HABG, portant la perspective ivoirienne dans ce dialogue entre partenaires nordiques et africains.

Des réformes aux résultats vérifiables

Épiphane Zoro Bi Ballo a identifié trois conditions essentielles à la confiance des investisseurs : la prévisibilité, la traçabilité et la redevabilité.

La prévisibilité suppose des règles claires, des procédures connues et des délais maîtrisés. La traçabilité repose notamment sur la digitalisation des procédures, la transparence de la commande publique et la prévention des conflits d’intérêts. La redevabilité exige des interlocuteurs identifiables, des voies d’alerte et des mécanismes crédibles de traitement des difficultés.

Pour le Président de la HABG, ces avancées doivent permettre de mieux distinguer les risques réels des risques perçus. Leur portée dépend également de la capacité des institutions à documenter leurs résultats et à les rendre accessibles aux investisseurs.

« Une réforme constitue un signal ; son application documentée constitue une preuve », a-t-il affirmé, appelant à traduire les engagements publics en décisions traçables, en délais mesurables et en mesures correctives vérifiables.