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Lutte contre la corruption : la HABG renforce sa collaboration avec les administrations publiques et les structures privées pour un contrôle efficace des déclarations de patrimoine

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Abidjan, le 13 octobre 2026 – La Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance (HABG) a ouvert, ce mardi 13 octobre 2026, un atelier consacré aux modalités du traitement des déclarations de patrimoine. La cérémonie d’ouverture, organisée dans la salle de conférence de l’institution, à Cocody Riviera Golf 4, a été présidée par Maître Assi Emmanuel, membre du Conseil de la HABG, représentant le Président de l’institution, M. Épiphane Zoro Bi Ballo.

Prévue du 13 au 16 octobre 2026, cette rencontre réunit des représentants des administrations publiques, des banques et des établissements financiers autour d’un objectif commun : renforcer la coopération entre les acteurs intervenant dans la chaîne de contrôle des déclarations de patrimoine, afin de contribuer à la prévention de la corruption et de l’enrichissement illicite.

La déclaration de patrimoine, un instrument essentiel de prévention de la corruption

Dans son discours prononcé au nom du Président de la HABG, Maître Assi Emmanuel a rappelé l’importance de la déclaration de patrimoine dans le dispositif national de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées.

Il a souligné que cette obligation légale permet notamment de suivre l’évolution de la situation patrimoniale de certains agents publics exerçant de hautes fonctions ou assumant des responsabilités dans la gestion des ressources publiques.

Le représentant du Président a également mis en lumière les progrès enregistrés par la HABG en matière de collecte et de conservation des déclarations de patrimoine. À cet égard, il a indiqué que les taux de déclaration de patrimoine de prise de fonctions ont été, en moyenne, supérieurs à 80 % ces dernières années.

Toutefois, il a relevé que le contrôle et l’analyse des informations patrimoniales constituent encore un défi important pour l’institution, nécessitant une collaboration renforcée avec les structures publiques et privées détentrices de données pertinentes.

 Une coopération renforcée pour améliorer le contrôle patrimonial

Dans son intervention, Maître Assi Emmanuel a insisté, au nom du Président de la HABG, sur la nécessité d’une coopération efficace entre les différents acteurs concernés.

En effet, les informations nécessaires à la vérification des déclarations de patrimoine sont détenues par plusieurs administrations publiques, établissements financiers et autres structures spécialisées.

L’expérience acquise par la HABG lors d’une phase pilote de contrôle des déclarations de patrimoine a permis d’identifier plusieurs difficultés, notamment en matière de disponibilité, de qualité, de complétude et d’exploitation des informations communiquées.

Face à ces défis, le représentant du Président a invité les participants à partager leurs expériences, leurs préoccupations et leurs propositions afin de définir des mécanismes de collaboration efficaces, sécurisés et durables.

Présentation de la méthodologie de travail par le Directeur du Traitement des Déclarations de Patrimoine

À l’issue de l’allocution d’ouverture de Maître Assi Emmanuel, les participants se sont retrouvés pour la traditionnelle photo de famille, marquant le lancement officiel de cette rencontre.

Les travaux se sont ensuite poursuivis avec la présentation de la méthodologie de travail par M. DAGO Djiriga Désiré, Directeur du Traitement des Déclarations de Patrimoine (DTDP) de la HABG.

Cette présentation a permis de préciser l’organisation des différentes sessions, les objectifs poursuivis ainsi que l’approche participative retenue pour conduire les échanges.

La méthodologie prévoit notamment des présentations techniques, des échanges d’expériences et des discussions avec les représentants des administrations publiques et des structures privées concernées.

L’accent sera mis sur l’identification des acteurs intervenant dans la chaîne de contrôle des déclarations de patrimoine, l’analyse des difficultés rencontrées dans la transmission des informations et la recherche de solutions concertées.

Cette démarche vise à favoriser une meilleure compréhension des responsabilités de chaque partie prenante et à dégager des propositions concrètes pour renforcer la coopération institutionnelle.

 Quatre jours de travaux pour des recommandations concrètes

Organisé par la Direction du Traitement des Déclarations de Patrimoine (DTDP), cet atelier mobilise des représentants de plusieurs structures, notamment le ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme, le ministère des Transports, la Direction générale des Impôts (DGI), la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique (DGTCP), la Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF), ainsi que des banques et établissements financiers.

Durant quatre jours, les échanges porteront sur l’identification des acteurs intervenant dans la chaîne de contrôle des déclarations de patrimoine, la cartographie des informations disponibles et la définition de mécanismes facilitant leur transmission et leur exploitation.

Les travaux devront également permettre de recueillir les préoccupations des parties prenantes et de formuler des recommandations opérationnelles pour renforcer l’efficacité du dispositif national de contrôle patrimonial.

 La lutte contre la corruption, une responsabilité collective

Au nom du Président Épiphane Zoro Bi Ballo, Maître Assi Emmanuel a rappelé que la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite constitue une responsabilité collective qui nécessite la mobilisation et la complémentarité de l’ensemble des acteurs concernés.

Il a exprimé le souhait que les échanges débouchent sur des propositions concrètes permettant de consolider la coopération institutionnelle et d’améliorer progressivement le dispositif de contrôle des déclarations de patrimoine.

À travers cette initiative, la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance poursuit ses efforts en faveur du renforcement de la transparence, de l’intégrité et de la prévention de la corruption en Côte d’Ivoire.